La guerre d'Algérie ...

La guerre d'Algérie ...
Le 25 mai 2007, à 20h30, au collège, je suis allée voir une pièce de théatre, sur la guerre d'Algérie avec ma tite famille et thildou. Un homme, seul sur la scène, en train de raconter sa vie là-bas de 1959 à 1961 ... c'était émouvant, c'était dur, c'était triste ... c'était vrai.





La guerre d'Algérie n'est pas terminée.
Elle se poursuit dans cet énorme silence qu'elle a creusé en nous.
Comment ne pas voir que la honte peut entraîner la haine; et que, sans une démarche de réconciliation avec soi-même et avec autrui, tout peut recommencer demain.

B. Sigg



Pour plus d'infos ...




“Quand on a vécu ce que l'on vient de vivre, on a qu'un choix :
devenir fou ou espérer, je préfère espérer.”
Athanase Ntezimana

# Posté le samedi 26 mai 2007 05:08

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 06:15

Mathilde







Vive Ushuaïa !




et tes strings ...
et nous ...
et l'escalade ...
et ton rire ...
et nos fous rires ...
et nos chutes ...
et nos larmes ...
et nos rêves ...
et cette musique ...









"Ce sont mes amis
qui m'ont fait aimer la vie.
Ils me rendent meilleur à mesure
que je les trouve meilleurs eux-mêmes."
Jacques Chardonne
Mathilde

# Posté le samedi 26 mai 2007 04:38

Modifié le jeudi 15 mai 2008 07:13

Anaïs

Anaïs







Je Suis Ta Drogue Et Tu Es Mon Héroïne













"L'amitié double les joies et réduit de moitié les peines."
Francis Bacon

# Posté le jeudi 24 mai 2007 14:20

Modifié le jeudi 15 mai 2008 06:30

Poème ... savourez ...

Poème ... savourez ...
Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo















Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs, [...]

C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain...


rosemonde Gérard, extrait de « les pipeaux »


Hermina

J'atteignais l'âge austère où l'on est fort en thème,
Où l'on cherche, enivré d'on ne sait quel parfum,
Afin de pouvoir dire éperdument Je t'aime !
Quelqu'un.

J'entrais dans ma treizième année. Ô feuilles vertes !
Jardins ! croissance obscure et douce du printemps !
Et j'aimais Hermina, dans l'ombre. Elle avait, certes,
Huit ans.

Parfois, bien qu'elle fût à jouer occupée,
J'allais, muet, m'asseoir près d'elle, avec ferveur,
Et je la regardais regarder sa poupée,
Rêveur.

Il est une heure étrange où l'on sent l'âme naître ;
Un jour, j'eus comme un chant d'aurore au fond du coeur.
Soit, pensai-je, avançons, parlons ! c'est l'instant d'être
Vainqueur !

Je pris un air profond, et je lui dis : - Minette,
Unissons nos destins. Je demande ta main. -
Elle me répondit par cette pichenette :
- Gamin !

Victor Hugo




Dernière Lettre de Missak Manouchian


Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense.

Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J'ai un regret profond de ne t'avoir pas rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta s½ur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération.

Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine. Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t'embrasse bien fort ainsi que ta s½ur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon c½ur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Michel.





En souvenir du cours de français ... où j'avais faillit pleurer en lisant cette lettre ...

# Posté le mercredi 16 mai 2007 15:28

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 13:49

Extrait de théatre...

LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD



PERSONNAGES
-----------
Monsieur Orgon.
Mario.
Silvia.
Dorante.
Lisette, femme de chambre de Silvia.
Arlequin, valet de Dorante.
Un laquais.
La scène est à Paris.

ACTE PREMIER
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SCÈNE PREMIÈRE - SILVIA, LISETTE.

SILVIA
Mais encore une fois, de quoi vous mêlez-vous, pourquoi répondre de mes sentiments ?
LISETTE
C'est que j'ai cru que dans cette occasion-ci, vos sentiments ressembleraient à ceux de
tout le monde ; Monsieur votre père me demande si vous êtes bien aise qu'il vous marie,
si vous en avez quelque joie ; moi je lui réponds qu'oui ; cela va tout de suite ; et il n'y a
peut-être que vous de fille au monde, pour qui ce oui-là ne soit pas vrai, le non n'est pas
naturel.
SILVIA
Le non n'est pas naturel ; quelle sotte naïveté ! Le mariage aurait donc de grands
charmes pour vous ?
LISETTE
Eh bien, c'est encore oui, par exemple.
SILVIA
Taisez-vous, allez répondre vos impertinences ailleurs, et sachez que ce n'est pas à vous
à juger de mon coeur par le vôtre.
LISETTE
Mon coeur est fait comme celui de tout le monde ; de quoi le vôtre s'avise-t-il de n'être
fait comme celui de personne ?
SILVIA
Je vous dis que si elle osait, elle m'appellerait une originale.
LISETTE
Si j'étais votre égale, nous verrions.
SILVIA
Vous travaillez à me fâcher, Lisette.
LISETTE
Ce n'est pas mon dessein ; mais dans le fond voyons, quel mal ai-je fait de dire à
Monsieur Orgon, que vous étiez bien aise d'être mariée ?
SILVIA
Premièrement, c'est que tu n'as pas dit vrai, je ne m'ennuie pas d'être fille.
LISETTE
Cela est encore tout neuf.
SILVIA
C'est qu'il n'est pas nécessaire que mon père croie me faire tant de plaisir en me
mariant, parce que cela le fait agir avec une confiance qui ne servira peut-être de rien.
LISETTE
Quoi, vous n'épouserez pas celui qu'il vous destine ?
SILVIA
Que sais-je ? Peut-être ne me conviendra-t-il point, et cela m'inquiète.
LISETTE
On dit que votre futur est un des plus honnêtes du monde, qu'il est bien fait, aimable, de
bonne mine, qu'on ne peut pas avoir plus d'esprit, qu'on ne saurait être d'un meilleur
caractère ; que voulez-vous de plus ? Peut-on se figurer de mariage plus doux ? D'union
plus délicieuse ?
SILVIA
Délicieuse ! Que tu es folle avec tes expressions !
LISETTE
Ma foi, Madame, c'est qu'il est heureux qu'un amant de cette espèce-là, veuille se
marier dans les formes ; il n'y a presque point de fille, s'il lui faisait la cour, qui ne fût
en danger de l'épouser sans cérémonie ; aimable, bien fait, voilà de quoi vivre pour
l'amour, sociable et spirituel, voilà pour l'entretien de la société : pardi, tout en sera bon
dans cet homme-là, l'utile et l'agréable, tout s'y trouve.
SILVIA
Oui dans le portrait que tu en fais, et on dit qu'il y ressemble, mais c'est un, on dit, et je
pourrais bien n'être pas de ce sentiment-là, moi ; il est bel homme, dit-on, et c'est
presque tant pis.
LISETTE
Tant pis, tant pis, mais voilà une pensée bien hétéroclite ! [...]





Extrait de la pièce "le jeu de l'amour et du hasard", et du film joué par sara forestier et osman elkharraz : "l'esquive" !!
Extrait de théatre...

# Posté le samedi 12 mai 2007 11:19